La liste G marque par secteur d’activité recouvre deux réalités très différentes selon le contexte dans lequel on la consulte : un répertoire de marques commerciales commençant par la lettre G, ou les Groupes d’Activités Similaires (GAS) utilisés par l’INPI pour rapprocher des secteurs économiques. Distinguer ces deux lectures évite de chercher au mauvais endroit.
GAS de l’INPI et classification de Nice : deux outils qui ne se substituent pas
Les Groupes d’Activités Similaires publiés par l’INPI organisent les codes APE en familles sectorielles cohérentes. Le GAS 1 regroupe culture et élevage, le GAS 8 les boissons, le GAS 9 les textiles, cuirs et peaux, le GAS 15 la construction et les travaux. Cette liste couvre l’ensemble des activités économiques françaises en une vingtaine de groupes.
La classification de Nice, elle, découpe les produits et services en 45 classes pour les dépôts de marques. Un GAS ne correspond pas à une classe de Nice : le secteur des boissons relève du GAS 8, mais il peut mobiliser plusieurs classes de Nice selon que l’on dépose pour des boissons elles-mêmes, des équipements de production ou des services de distribution.
Utiliser le GAS pour piloter une stratégie de dépôt revient à confondre la description administrative d’une activité avec le périmètre juridique d’une protection.
Marques G par secteur : repères pour s’orienter dans la liste

Les marques dont le nom commence par G couvrent des secteurs très variés. Voici les principales familles dans lesquelles elles se concentrent :
- Sport et équipements outdoor : Garmin (GPS et montres connectées), Gatorade (boissons isotoniques, groupe PepsiCo), GoPro (caméras d’action), Gaerne (chaussures de cyclisme haut de gamme).
- Luxe, mode et beauté : Gucci (maroquinerie et prêt-à-porter italien), GHD (appareils de coiffure professionnels), des maisons de parfumerie et joaillerie positionnées sur le segment premium.
- High-tech et services numériques : Google (moteur de recherche, cloud, publicité en ligne), des éditeurs de logiciels et fabricants de composants électroniques.
- Alimentation et boissons : marques de grande distribution, de produits laitiers et de confiserie présentes en France dans le commerce spécialisé et le détail.
Cette répartition sectorielle permet de repérer rapidement une marque G dans un contexte concurrentiel ou lors d’une recherche d’antériorité. Elle ne constitue pas une base de données exhaustive et ne remplace pas une consultation de la base Marques de l’INPI.
Secteur d’activité et protection de marque : une équivalence trompeuse
Être référencé dans le bon secteur économique ne garantit pas une protection suffisante pour les produits futurs. C’est le point que les outils de classification sectorielle (GAS, codes APE, listes de la CECMC) ne permettent pas d’évaluer.
Prenons un cas concret. Une entreprise dépose une marque dans le secteur des équipements sportifs et désigne précisément des vêtements de sport et des chaussures. Si elle lance demain une gamme de compléments alimentaires pour sportifs, sa marque déposée ne couvre pas ces nouveaux produits, même si son activité principale reste le sport. La protection suit le libellé du dépôt, pas le secteur déclaré à l’INSEE.
La classification de Nice évolue par ailleurs régulièrement. Les libellés actualisés d’une édition à l’autre peuvent modifier le périmètre de ce qui est couvert dans une classe donnée. Une stratégie de dépôt construite sur une version antérieure peut laisser des angles morts involontaires.
Ce que le code APE ne fait pas
Le code APE décrit l’activité principale exercée par une entreprise à un instant donné. Il peut changer si l’activité évolue, mais ce changement n’a aucun effet sur les marques déposées : ni sur leur validité, ni sur leur périmètre de protection. La révision prévue de la nomenclature APE ne redéfinit pas les classes de Nice utilisées pour les dépôts.
Confondre secteur APE et couverture de marque est une erreur de méthode, pas seulement une imprécision de vocabulaire.
Comment utiliser une liste G de marques par secteur de manière opérationnelle
Pour une recherche d’antériorité ou une analyse concurrentielle, une liste de marques G organisée par secteur sert à identifier rapidement les acteurs déjà présents dans un domaine. Mais la démarche doit respecter un ordre précis :
- Identifier les classes de Nice pertinentes pour les produits ou services visés, pas seulement le secteur économique général.
- Croiser la recherche avec la base de données officielle de l’INPI (ou de l’EUIPO pour une protection européenne) pour vérifier l’existence d’une marque antérieure sur ces classes précises.
- Vérifier si une marque G connue dans un secteur a étendu ses dépôts à des classes adjacentes, ce qui arrive fréquemment pour les marques à forte notoriété.
Une liste sectorielle de marques G reste un point d’entrée, non un outil de veille juridique. Elle permet d’orienter une recherche, pas de la conclure.
Les GAS de l’INPI dans ce schéma
Les GAS publiés par l’INPI ont une utilité spécifique : ils permettent d’identifier des secteurs dont les produits et services sont considérés comme similaires au sens du droit des marques. Deux marques déposées dans des GAS distincts peuvent malgré tout entrer en conflit si leurs produits sont jugés similaires par les examinateurs.
La similitude des produits s’apprécie in concreto, non à partir de la frontière entre deux GAS. Une marque dans le GAS alimentation et une marque dans le GAS boissons peuvent se retrouver en concurrence sur un produit frontalier comme une boisson protéinée.
Lire une liste G de marques sans perdre de temps
La recherche d’une marque G par secteur d’activité est plus rapide si l’on part du secteur cible plutôt que de la lettre. La lettre G regroupe des marques dans des domaines aussi éloignés que la technologie, le sport, la mode et l’agroalimentaire. Partir du secteur permet de filtrer immédiatement les résultats non pertinents.
Pour les secteurs à forte densité de marques (équipements sportifs, cosmétiques, services numériques), la liste G est longue. Pour des secteurs plus techniques comme la fonderie, la métallurgie ou la construction, les marques commençant par G sont moins nombreuses mais souvent très spécialisées, avec des désignations de produits très précises dans leurs dépôts.
La classification sectorielle reste un accélérateur de repérage. La vérification juridique effective passe par les bases de marques officielles, avec des libellés de produits et services vérifiés selon la classification de Nice en vigueur.

